« Soutenabilité versus Stationnarité de la dette :une application empirique sur le Mali »

Auteurs

  • Mahamadou Beïdaly SANGARE Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako
  • Hamed Baba SINGARE Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako
  • Ousmane MARIKO Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako

Mots-clés:

soutenabilité, stationnarité, dette, IPPTE

Résumé

Initiée par les institutions de Breton Woods lors du sommet du G7 en 1996, l’initiative pays pauvres très endettés (IPPTE) visait à rendre la dette de ces pays soutenable c’est-à-dire à un niveau qui leur permette d’honorer les échéances successives sans obérer leur développement.  Toutefois, ces institutions ont retenu une logique financière pour définir les critères de soutenabilité de la dette au lieu d’une logique développementaliste. C’est en cela que certains auteurs justifient la faible incidence de l’IPPTE sur le développement des pays concernés. Nous nous proposons dans ce papier d’analyser la corrélation entre les notions de soutenabilité et de stationnarité de la dette qui de notre point de vue prend mieux en compte la dynamique de développement économique tout en respectant l’équilibre financier du pays. Il s’agit de vérifier si la stationnarité de la dette extérieure implique sa soutenabilité. Une vérification empirique sur la série temporelle de la dette malienne de 1970 à 2014 a permis de confirmer le diagnostic d’insoutenabilité de la dette dressé par les Institutions de Breton Woods. Il ressort de cette analyse qu'au Mali pour une bonne maîtrise de la capacité de remboursement, l’état doit diversifier l’économie et privilégier les emprunts intérieurs.

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Publiée

2023-03-15