Rendements privés de l’investissement éducatif au Sénégal : impact des secteurs d’activité

Auteurs

  • Malick NIANG Université Cheikh Anta Diop - Sénégal
  • Abou KANE Université Cheikh Anta Diop - Sénégal
  • Mamadou Abdoulaye KONTE Université Gaston Berger de Saint-Louis - Sénégal

Mots-clés:

rendements, privés, investissement, éducation, Sénégal

Résumé

Au Sénégal, l’éducation et la formation se placent au cœur des priorités de l’Etat et des ménages. D’après les données de DPRE (2018), seulement en moins de dix (10) ans, les investissements publics dans l’éducation ont connu une augmentation moyenne d’environ 7 points en pourcentage du PIB. En plus, selon les données disponibles (ESAM, EHCVM), les investissements éducatifs par les ménages se sont accrus de 2,83% en moyenne.  Toutefois, le système éducatif sénégalais est marqué par une inefficience interne, entrainant des pertes d’investissement de l’Etat et de la communauté. Aussi, plus de 80% de la population en emploi se trouvent dans la tranche de revenu la plus faible. Ces faits relevés ne semblent pas ainsi corroborer les théories du capital humain motivant l’investissement dans l’éducation.

Dans cet article, nous analysons les rendements privés de l’investissement dans l’éducation à travers les différents secteurs d’activité au Sénégal. En appliquant la méthode des moments généralisés (GMM) aux données de l’enquête nationale sur l’Emploi au Sénégal (ENES 2015), les résultats montrent que le rendement privé du diplôme est de 18,9% ; en plus, le revenu est fonction croissante du niveau de diplôme obtenu par l’individu. Aussi, le secteur d’activité dans lequel les diplômés sont insérés n’a pas d’impact sur l’accroissement de leur revenu, en raison, particulièrement, de la rigidité des salaires sur le marché du travail sénégalais.

En termes d’implications de politiques, les ménages doivent investir davantage dans l’éducation, surtout pour les niveaux supérieurs pour maximiser leurs revenus. Aussi, le gouvernement doit-il veiller au développement du secteur tertiaire afin de faciliter l’insertion chez les plus diplômés (BAC+5 et plus) et permettre une meilleure valorisation du diplôme.

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Publiée

2025-12-15