Microstructure des marchés financiers et comportement non rationnel

Auteurs

  • Amon Alphonsine AMALAMAN Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Mots-clés:

Microstructure, liquidité, Excès de confiance, test de causalité, inefficience

Résumé

Cette étude a pour objectif d’analyser le comportement des investisseurs sur le marché financier de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA). Selon la littérature, leur comportement est susceptible de modifier le mécanisme de formation des prix, donc la microstructure. L’étude porte sur une période allant du 01/01/2013 au 01/06/2023. Au travers du modèle autorégressif bivarié (BVAR), nous avons testé la réaction des investisseurs à l’information privée et publique. Aussi, le test d’autocorrélation, de racine unitaire et le test de causalité bidirectionnelle au sens de Granger ont été effectués. Les résultats montrent d’abord que les investisseurs se montrent méfiants et par la suite surréagissent à l’information privée et sous réagissent à l’information publique. Ensuite les résultats attestent que la série mensuelle des rendements de l’indice BRVMC ne suit pas une marche aléatoire. Et enfin, le test de causalité bivariée au sens de Granger indique que les volumes de transactions passés permettent de prédire les rendements futurs. Ces résultats suggèrent que les investisseurs présentent un comportement d’excès de confiance. En effet, les investisseurs sur-confiants augmentent le volume des transactions, entrainant ainsi une amplification des rendements à court terme. Cela traduit un comportement non rationnel plutôt qu’une information fondamentale, puisque le marché est inefficient.

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Publiée

2026-04-14