Les coûts cachés de l’expansion bancaire marocaine en Afrique : une analyse des risques consolidés et des vulnérabilités transfrontalières liées à la zone CFA

Auteurs

  • Layla JABRI Université Ibn Tofail – Maroc
  • Abdelghani RAHMOUNI Université Ibn Tofail – Maroc
  • Kaoutar BENSLAMA Université Ibn Tofail – Maroc
  • Malainine CHEKLEKBIRE Université Ibn Tofail – Maroc

Mots-clés:

internationalisation bancaire, zone CFA, risques transfrontaliers, stabilité financière, Maroc, risques souverains, qualité institutionnelle

Résumé

L’expansion des groupes bancaires marocains vers la zone CFA constitue l’une des transformations majeures du paysage financier africain. Souvent présentée comme une réussite stratégique, cette internationalisation expose néanmoins les banques marocaines à une série de risques macrofinanciers, institutionnels et souverains propres aux pays hôtes. À partir de données consolidées issues des principaux groupes bancaires marocains et d’indicateurs macroéconomiques publics (FMI, BCEAO, BEAC, BAM), cet article examine la manière dont les vulnérabilités africaines se transmettent vers les bilans des banques mères au Maroc. Un modèle panel à erreurs standard corrigées (PCSE) permet d’évaluer empiriquement l’influence de l’exposition africaine, de la qualité institutionnelle, des créances douteuses des filiales et du risque souverain sur la stabilité financière consolidée. Les résultats montrent que l’internationalisation bancaire produit des gains de marché mais s’accompagne de coûts cachés sous forme de risques importés, amplifiés lorsque les environnements institutionnels sont fragiles. L’étude met ainsi en lumière le caractère ambivalent de l’expansion africaine des banques marocaines, à la fois source d’opportunités et vecteur de vulnérabilités transfrontalières.

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Publiée

2026-01-14